Bref rappel sur l'histoire de la Tchétchènie

Les Tchétchènes forment un groupe musulman multiethnique composé de fermiers et de gardiens de troupeaux qui vivent dans le Nord du Caucase depuis environ un millier d'années. Ils parlent une langue distincte du Caucase qui est ni slave, ni turque, ni persane. Le romancier russe Mikhail Lermonotova écrit sur les Tchétchènes en 1832 : « leur Dieu est la liberté et leur loi la guerre »

La Tchétchènie a une superficie approximative de 17000 km2 se trouvant sur le flanc méridional de la Russie, celle-ci a une frontière commune de 80 km avec la Géorgie.

Les Tchétchènes se sont reconvertis à l'Islam au 16ème siècle. L'athéisme imposé selon la règle soviétique a mené à une renaissance islamique parmi certains tchétchènes. La Russie a attiré l'attention sur les combattants arabes et étrangers en Tchétchènie et accuse des rebelles d'être liés aux groupes radicaux Islamistes comme les Talibans et Al Qaida, bien qu'il soit difficile de mesurer leur influence dans la région.

Le Caucase Du nord principalement musulman inclut les provinces russes de Kabardino-Balkaria, Karacheyevo-Cherkessia, Ossetie Du Nord, Ingushie, Tchétchènie, et Dagestan .

Et peut être dans cet intérêt , alors que la majorité de l'ancienne Union soviétique de 48 millions de musulmans ont gagné l'indépendance avec la dissolution de L'URSS en 1991, la Fédération Russe contient toujours plus de sept millions de musulmans éthniquement et linguistiquement divers. Les deux groupes de ces "musulmans internes" les Tatars et les Tchétchènes sont importants pour la Fédération russe fondamentalement pour deux raisons principales. La première est économique, tous les deux Tchétchènie et Tatarstan possèdent des réserves substantielles de pétrole. La deuxième raison est politique: de toutes les anciennes républiques russes et régions autonomes, seuls la Tchétchènie et le Tatarstan ont refusé de ratifier le traité de la fédération russe en 1992 qu'a établi le président Yeltsin de la Fédération Russe. Le Kremlin a immédiatement attaqué les deux groupes sécessionnistes, qui sont a l'origine de l'éruption d'une longue guerre sanglante.

Le conflit entre Tchétchènes et Russes a un siècle de désaccord. Quand la Tchétchènie méridionale voisine, la Géorgie chrétienne étaient d'accord pour une union avec Moscou en 1783, Sheikh Mansour, chef local charismatique dans le nord du Caucase a mené une "guerre sainte" en 1780. Les Tchétchènes n'ont jamais accepté les règles russes et la guerre s'est prolongée encore pendant 47 ans, pour s'achever finalement en 1864.

Joseph Staline, qui accuse les Tchétchènes d'avoir aidé les allemands durant la 2è guerre mondiale, a envoyé la nation entière en exil, tuant environ un tiers d'entre eux pendant le voyage au Kazakhstan .

Le mouvement de liberté a pris graduellement de l'élan et la Tchétchènie s'est détachée de la Russie en 1991 et le président tchétchène Dzochar Duduayev a déclaré l'indépendance et proclamé la règle individuelle en 1993. Les troupes russes ont envahi la Tchétchènie afin d'évincer Dudayev en décembre 1994, guerre qui a duré plus de treize mois et qui a fait jusqu'à 30000 victimes. En 1997 les soldats russes tuent Dudayev. Les combats se terminent en 1999, après plusieurs raids effectués par les rebelles tchétchènes dans les régions voisines et les bombardements qui ont tué quelques 300 personnes dans les immeubles des villes russes. Les leaders russes ont vivement critiqués ces bombardements sur la population Tchétchène.

L'effondrement de l'Union soviétique a eu pour conséquence des batailles sanglantes en 1994 et 1995. Sans compter les milliers de massacre de civils, la guerre a privé les villes, ruiné les infrastructure, elle a coupé les services essentiels comme l'électricité, le chauffage et l'eau dans la plupart des villes et villages, cela a poussé plus de 200.000 personnes à partir dans les camps de réfugié de l'Ingushie voisine.

En 1994 les forces russes envahissent la Tchétchènie mais elles sont forcées de se retirer après avoir subit de lourdes pertes environ 80000 morts. L'accord de cessez-le-feu finissant le conflit a laissé le statut national Tchétchène de coté jusqu'en 2001.

Moscou respecte la Tchétchènie en tant qu'élément de la Fédération Russe; la constitution de 1993 écrite par l'ancien Président Boris Yeltsin pour ne pas reconnaître le droit de sécession à tout territoire. Les montagnes qui surplombent le Caucase du Nord passent dans le Caucase du sud où la Russie joue avec l'Ouest pour garder le contrôle sur ses états de l'ancienne Union Soviétique et sur le rendement potentiel des vastes gisements du pétrole caspien.

La Russie semble tout miser sur la victoire militaire et a uniformément éliminé tout dialogue avec les Tchétchènes. Il a été dit que le chef Tchétchène Pro-Moscou Bislan Ganomirov aurait passé un certain temps en prison pour détournement et aurait été gracié par le président Yeltsine et envoyé en Tchétchènie, certainement pour diriger un gouvernement de marionnettes. La plupart des analystes croient que la Russie peut rentrer dans les villes et villages tchétchènes, mais doutent qu'il puisse gagner une guerre prolongée contre des Tchétchènes hautement motivés et des forces irrégulières capables de bouger à tout instant.

Avant que le combat ait commencé, la population avoisinait les 1,1 million, deux-tiers sont Tchétchène et un quart d'entre eux sont des Russes. Presque 400.000 personnes ont habité dans la capitale Grozny, qui est maintenant complètement ruinée. Des dizaines de milliers de civils sont censées avoir été tués lors des combats.

Après les combats en 1994 et 1995, la situation en Tchétchènie s'était légèrement calmée lorsque un enlèvement en janvier 1996 a incité le régime de Yeltsine à entreprendre des démarches afin de permettre la création d'un état séparé. Cela ne s'est jamais concrétisé, cependant Putin a transformé ce mouvement en mouvement anti-séparatiste. Pour battre du tambour plus fort et avoir le soutient des puissances occidentales, il a également essayé d'utiliser les incidents du 9/11 contre les Tchétchènes en les accusant d'avoir des liens avec Al Qaida. Irène Khan, Député Secrétaire d'Amnesti internationale, a rapporté les violation grave des droits de l'homme, tels que les abus sexuels, le viol des femmes et des enfants par les fonctionnaires russes.

La Tchétchènie est également devenu un embarras important pour Moscou sur la scène internationale parce que, d'une part, la Russie semble maintenant être indécise et faible, et d'autre part elle apparaît comme brutale.

L'incompétence mélangée à la brutalité est une combinaison pitoyable. Où est-ce que cette corrosion s'arrêtera, personne ne sait. En effet cette incapacité à montrer des résultats ou la résolution d'employer la force militaire, une stratégie d'arrêt de conflit en d'autres termes, est un aspect important de l'échec stratégique profond représenté en Tchétchènie.

Mais Putin a trompé le mouvement séparatiste, et ceci a embrasé le mécontentement en Tchétchènie cela a amené au drame horrible des otages de la semaine dernière.
# Posté le samedi 03 mars 2007 19:33
Modifié le samedi 03 mai 2008 08:06

Djokhar Moussaïevitch Doudaïev ( Джохар Мусаевич Дудаев )

Djokhar Moussaïevitch Doudaïev ( Джохар Мусаевич Дудаев )
Née le 15 Février 1944 et mort le 21 Avril 1996


Djokhar ancien général soviétique tchétchène et ancien pilote de chasse qui prit le pouvoir suite à un coup d'État mené le 5 septembre 1991 par un « Comité exécutif du Congrès national tchétchène ». Quelques semaines auparavant, cette organisation avait soutenu Eltsine dans sa confrontation avec des putschistes communistes, ce qui lui avait assuré un soutien mesuré de la part de Moscou pendant un certain temps. Le discours démocratique, nationaliste et social de Doudaev devint assez rapidement un éloge de la libération nationale et religieuse doté d'une référence historique forte, ce qui enflamma les masses. L'indépendance fut déclarée le 2 novembre 1991, et Doudaev légitimé président de la République par le nouveau Parlement. Il devint vite le symbole de la lutte pour l'émancipation visée par les insurrections de Chamil au XIXe siècle. L'Ingouchie se sépara de la Tchétchénie rebelle le 4 juin 1992 en affirmant son attachement au Centre fédéral. Le 10 juin 1992, les autorités tchétchènes démantelèrent les structures du ministère de la défense russe sur son territoire et prirent possession de leur arsenal militaire. Il proclame l'indépendance de la république caucasienne de la Fédération de Russie quelques semaines plus tard, soutenu par la population russe d'ethnie tchétchène. Cependant, les 38 % de russes d'ethnie russe vivant en Tchétchénie refusèrent, tout comme le gouvernement de Russie, cette indépendance. D'après les statistiques officielles (chiffres à revoir à la hausse) plus de 310 000 Russes ont quitté la Tchétchénie et 40 000 ont été massacrés dans les pogromes anti-russes entre 1991 et 1993. Ce fut le prélude à la première guerre de Tchétchénie.

Doudaïev est pulvérisé par un missile de l'armée russe le 21 avril 1996. L'armée russe avait réussi à capter (avec peut-être une aide étrangère) la fréquence du téléphone satellitaire de Doudaïev et le missile avait suivi la source d'émission de cette fréquence jusqu'à Doudaïev.


"Le loup tchétchène, Djokhar Doudaïev"
# Posté le lundi 27 août 2007 13:36
Modifié le mercredi 21 mai 2008 16:37

Ibn al-Khattab

Ibn al-Khattab
Né en Arabie saoudite en 1969 et mort le 20 mars 2002 en Tchétchénie, appelé souvent Emir Khattab, était un chef de guerre islamiste connu pour ses opérations militaires en Tchétchénie lors des première et seconde guerres de Tchétchénie.

Sa biographie est longtemps resté lacunaire, on le croyait Jordanien, ce n'est qu'après sa mort suite aux révélations de son frère que l'on appris qu'il était originaire d'Arabie Saoudite, de père Arabe et de mère Circassienne. Son vrai nom est Samir Saleh Abdullah Al-Suwailem


Asie centrale:

c'est a l'âge de 17 ans que Khattab quitta l'Arabie Saoudite pour participer à la lutte contre les Soviétiques lors de la Guerre d'Afghanistan (1979). Durant la guerre il fut grièvement blessé à la main et perdit plusieurs doigts suite à la manipulation d'une bombe artisanale. Il est possible qu'il ait eu des contacts dès cette époque avec Ben Laden et d'autres futurs membres d'Al Qaeda

Entre 1993 et 1995 Khattab combatit ensuite au côté de l'opposition islamiste durant la Guerre Civile du Tadjikist

Première guerre de Tchétchénie:

Selon son frère, il entendit parler pour la première fois du conflit tchétchene à la télévision afghane en 1995 et la même année il entra en Russie en tant que journaliste de télévision.

Pendant le premier conflit tchétchene, Khattab combattit les forces de sécurité russes et servit d'intermédiaire financier entre les sources financement étrangères et les combattants tchétchenes. Pour favoriser la collecte de fonds et diffuser le message du Djihad, Khattab se faisait souvent accompagner d'une équipe de deux vidéastes qui filmaient les combats et les exécutions des prisonniers de guerre. Au cours de la guerre, Khattab rencontra Chamil Bassaïev et devint son plus proche allié. Il s'associa aussi à Zelimkhan Yanderbiyev.

Khattab devint célèbre en Russie suite à une embusquade contre une colomne russe dans l'étroite gorge de Yaryshmardy près de Shatoy dans le sud montagneux de la Tchétchénie. L'attaque tua 53 appelés et en blessa 53 selon les sources russes officielles. Selon d'autres source, près de 100 soldats du 245ème régiment motorisé furent tués et certains estiment qu'il y eut 223 morts dont 23 officiers de haut rang. Selon Khattab on déplora seulement 4 morts parmi les 50 attaquants. Cette hécatombe conduisit au remplacement du ministre de la défense de l'époque, Pavel Grachev.

Après la fin de la Première Guerre de Tchétchénie, Khattab devint un puissant chef de guerre et dirigea le Régiment Islamique, une milice toute dévouée à sa cause composée principalement de djhadistes étrangers qui avaient participé au conflit. Khattab mit en place un réseau de camps paramilitaires en Tchétchénie qui accueillaient non seulement des islamistes du nord-Caucase mais aussi des partisans géorgiens de l'opposant Zviad Gamsakhurdia.

Daghestan:

Le 22 Décembre 1997, près d'un an après la signature du traité de Khassa-Vyourt concluant la première guerre de Tchétchénie, le Régiment Islamique et un groupe de rebelles daguestanais attaquèrent une base de l'armée russe à Buinask à proximité de la Tchétchénie au Daguestan brûlant près de 300 véhicules (selon les sources russes, seulement 10 détruits et 15 endommagés) et tuèrent un nombre indéterminé de soldats.

En 1998, Khattab créa avec Chamil Bassaïev la "Brigade Islamique Internationale du Maintien de la Paix" (connue aussi sous le nom d'Armée Islamique du Maintien de la Paix) qui fut comptabilisée en 2003 dans la liste des organisations terroristes par le département d'État américain. En août et septembre 1999 les oppérations militaires de cette organisation au Daguestan menèrent à la Seconde guerre de Tchétchénie.

Seconde guerre de Tchétchénie:

Pendant la guerre Khattab dirigea sa milice contre les troupes russes en Tchétchénie et s'occupa de l'accueil des djihadistes étrangers et de la gestion des aides financières étrangères (selon les autorités russes, il planifia aussi des attaques terroristes en Russie.). Le 29 Février 2000; des insurgents sous la direction de Amir Abu al-Walid un adjoint de Khattab attaquèrent une compagnie russe aéroporté (du 51ème régiment de parachutistes) près du village de Ulus-Kert; la bataille dura au moins trois jours, et se traduisit par la mort au combat de 86 parachutistes russes [1]. Le 29 Mars 2000, Khattab mena une attaque contre un convoi des forces spéciales russes (OMON) près de Zhani-Vedeno tuant 36 hommes et en en capturant 9 qui furent plus tard exécutés.

Mort et succesionMort:

Khattab fut tué dans la nuit du 19 au 20 mars 2002 après qu'un émissaire daguestanais envoyé par les services secrets russes, le FSB lui ait transmis une lettre empoisonnée. Il fut remplacé dans son rôle de financier-médiateur par Amin Abu al-Walid qui fut tué en 2004.
# Posté le lundi 27 août 2007 14:25

Aslan Alivitch Maskhadov

Aslan Alivitch Maskhadov
Né le 21 septembre 1951 au Kazakhstan et mort le 8 mars 2005 à Tolstoi-Yourt en Tchétchénie.
Il était considéré comme le président de la république auto-proclamée de Tchétchénie.

Les parents de Maskhadov, comme la majorité des Tchétchènes, sont exilés par Joseph Staline et se retrouvent au Kazakhstan. Suite à la mort de Staline en 1953, les Tchétchènes rentrent en Tchétchénie, ce que font les Maskhadov en 1957. Maskhadov entre ensuite dans l'Armée rouge, stationne en Hongrie et en Lituanie soviétique. En 1991, Maskhadov participe à la répression militaire du mouvement indépendantiste lituanien.

Pendant la première guerre de Tchétchénie, entre 1994 et 1996, Maskhadov est général et chef d'état-major de l'armée indépendantiste aux ordres de Djokhar Doudaïev. Beaucoup jugent les talents miltaires de Maskhadov essentiels dans la victoire contre la Russie. Après l'assassinat de Doudaïev, c'est lui qui négocie la paix avec le général russe Alexandre Lebed. En janvier 1997, il est élu président de la république de Tchétchénie face à Chamil Bassaïev.

Au début de cette nouvelle ère, Maskhadov et Bassaïev collaborent mais les relations se détériorent vite entre les deux chefs militaires. Bassaïev tente à plusieurs reprises de faire assassiner Maskhadov et vice-versa. Le pays est en proie à une multiplication de potentats locaux solidement armés qui se rangent soit derrière l'indépendantiste « classique », soit derrière l'indépendantiste et musulman fondamentaliste wahhabite Bassaïev.

Le président ne tient pas le pays qui sombre en pleine guerre civile. La Russie envenime la situation par un blocus partiel et quelques interventions des services spéciaux. Après une tentative d'invasion des combattants de Bassaïev dans la République voisine du Daghestan, la Fédération de Russie décide d'intervenir militairement le 1er octobre 1999, à la fois pour reprendre le contrôle de la Tchétchénie et garder les autres républiques caucasiennes sous contrôle.

Maskhadov, malgré son titre de président et le bon-vouloir des occidentaux, est incapable de lutter que ce soit contre les actions militaires de plus en plus audacieuses et sanglantes de Bassaïev, financé par de généreux mécènes d'Arabie saoudite, contre l'influence grandissante de l'islam le plus réactionnaire dans la société tchétchène ou contre la présence de l'armée russe sur le territoire tchétchène à partir d'octobre 2000. Cette triple incapacité diminue d'autant plus sa crédibilité parmi les Tchétchènes, alors qu'il était l'unique à pouvoir négocier une seconde paix avec les Russes.

En 2003, au terme d'élections entachées d'importantes irrégularités, c'est Akhmad Kadyrov, ancien indépendantiste rallié à la politique de Vladimir Poutine qui est élu président de Tchétchénie. Vivant dans la clandestinité, Maskhadov, que les forces russes qualifient de « terroriste de premier plan », est régulièrement accusé d'être mêlé aux attentats commis sur le territoire russe, sans que le moindre lien concret puisse être mis au jour. À la différence de Chamil Bassaiev, Maskhadov a toujours affirmé s'opposer aux actions violentes contre les civils. Celui qu'on appelait aussi le « loup de Tchétchénie » a trouvé la mort lors d'un combat contre les forces spéciales russes le 8 mars 2005. Selon les rapports de l'opération spéciale, Maskhadov fut tué par son propre garde de corps durant la fusillade avec les « spetznaz » (forces spéciales russes). Ce dernier point doit être pris avec une extrême précaution car il pourrait s'agir d'une tentative de discrédit organisée par le FSB, comme semblent l'indiquer certains éléments incohérents de la version officielle.



# Posté le lundi 27 août 2007 14:58
Modifié le mercredi 21 mai 2008 16:32

Abdoul-Khalim Saïdoullaïev

Abdoul-Khalim Saïdoullaïev
Abdoul-Khalim Abou-Salamovitch Saïdoullaïev né en 1967 et mort le 17 juin 2006 à Argoun (à l'est de Grozny), est une personnalité politique tchétchène.

Durant la seconde guerre de Tchétchénie, il fut le commandant de la milice populaire d'Argoun. En 2006, les rebelles tchétchènes, l'avaient désigné pour succéder à Aslan Maskhadov au poste de président des rebelles indépendantistes tchétchènes. Selon l'agence RIA Novosti, l'opération qui a mené à l'exécution de Saïdoullaïev a été effectuée par un régiment spécial du ministère de l'Intérieur de la Tchétchénie. Le premier ministre de Tchétchénie, Ramzan Kadyrov, commente cette information ainsi : « Le soi-disant président de l'Itchkérie, Abdoul Khalim Saidoullaev, a été liquidé à Argoun »[1].

En 2000, Saïdoullaïev a organisé l'enlèvement de l'Américain Kenneth Gluck (de Médecins sans frontières). Sans doute entraîné au Moyen-Orient, il fait partie de ceux qui ont fait dévier les revendications nationalistes tchétchènes vers des revendications religieuses. Spécialiste de la charia Saïdoullaïev a été président du tribunal islamique.


# Posté le lundi 27 août 2007 15:15
Modifié le lundi 27 août 2007 15:44

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